Je m'en vais vous raconter une petite histoire d'un Densha Otaku tout perdu dans le rush de la Tôkyû ...

Alors que je shootais au bout de mon quai de Futako-Tamagawa eki, qui ne me convenait qu'à moitié car la double nouvelle barrière m'empêchait de faire les bons plans que j'imaginais, je louchais grave sur la gare suivante de l'autre côté du long pont. Futako-Shinchi est le nom de cette autre gare. Après avoir fait pas mal de plans avec le soleil bien placé, je me décide et je prends un 'local train' de la Den-en-toshi line qui s'arrêtait à mes pieds.
Posté tout devant, je peux voir immédiatement à quoi ressemble le quai de cette gare, qui de loin, me semblait pas mal.
Quand le train y pénètre, je me rends compte que ça ne va pas le faire car des barrières encore plus grandes bouchent la vue des trains arrivant dans le soleil. J'aimerais avoir une aussi bonne perspective que depuis Futako-Tamagawa.
Je ne descends donc pas à Futako-Shinchi. Le train repart et je vais donc découvrir la prochaine gare, en espérant trouver mon bonheur.
Gare suivante : Takatsu. Tout aussi inintéréssant qu'avant, tout droit sans vue sur rien.
Je passe.
Gare suivante ?
Mizonokuchi. 
Le problème c'est que cette gare est le termius des trains de la Oimachi line. Donc puisqu'ils s'arrêtent tous là, fini les 4 voies en parallèle et les bons plans comme je souhaite les faire.
Bon, rien ne va plus. 
Et autant vous dire que la disposition de tout cela à Mizonokuchi ne permet pas de faire grand chose de propre. 
Il va donc falloir se rendre à l'évidence, j'ai raté mon projet de découvrir une nouvelle bonne gare pour shooter, et c'est pour cette raison que tous les otakus sont à Futako-Tamagawa. 
Tiens, question quizz : je cherchais un bon fumikiri sur la Den-en-toshi line pour faire mes images. Quels sont les meilleurs ?
Réponse, aucun, il n'en existe pas ! Pas un seul, rien, nada, neni, que dalle !
Bon tant pis.
Alors que sur la Oimachi line il y en a tellement.

Bref, puisqu'il est à peine 8h15 et que je voulais vraiment épuiser les plans à faire à Futako-Tamagawa, je vais y retourner.
Problème, c'est en plein dans le 'rush' !!!
Les trains sur la Den-en-toshi line sont ultra-blindés ! dans le sens vers Shibuya c'est l'horreur. 
Un premier arrive, pas la peine d'y penser y caler un petit doigt.
Un deuxième, ça descend un peu mais juste pour laisser passer 2-3 personnes et se réentasse fort dedans. Et moi avec mon sac à dos et mon sac photo assez encombrants, il me faut plus que le simple espace pour mon corps, même si avec l'expérience je cale le tout entre mes jambes et ça passe assez bien.
Le troisième, un 'fustû' sera le bon. Plein aussi mais allez on joue 'à la japonaise', on se fait une place en poussant pour rentrer au milieu sans même pouvoir se tenir à quoi que ce soit. On se tient les uns les autres bien compacté puis voilà. Du moment que je ne me prends pas un #balancetongaijin, ça va.
La libération de Futako-Tamagawa va me faire un bien fou.
Mais je ne suis pas au bout de mes peines.
Je veux juste changer de quai pour retourner shooter là où j'étais il y a 20 minutes à peine. 20 minutes de gâchées. J'enrage.
Pourquoi je ne peux pas changer de quai en descendant l'escalier qui y mène, hein ? Pourquoi ?
Parce que le flot de gens qui y monte est incessant et très dense. De plus le personnel de la Tôkyû, sur le pied de guerre à cette heure-là, veille. Et il me surveille. Avec mes sacs et mon air de touriste perdu, je ne dois pas constituer une priorité alors ils gèrent ce flot de travailleurs tokyoïtes sans me donner l'occasion de seulement poser un pied dans cet escalier. 
Je vais vraiment rester longtemps à côté de cet escalier, n'en croyant pas mes yeux de ce flot incessant. 
Lorsqu'un moment, une petite ouverture se fait jour... je fonce et brise le flot en me calant bien contre la rampe. De toute façon je suis dans le bon sens, celui indiqué par les flèches au sol, non mais !

Quand j'arrive enfin sur mon lieu de shooting, au bout du quai à la double barrière, deux otakus ont repris possession des lieux !! 

Bouhouhou! je suis maudit.

Pourquoi ai-je laissé ma place qui était en réalité si bonne ?

Il est à peine 8h30 du matin et je suis déjà épuisé.