Après vous avoir raconté mes aventures japonaises de l’hiver dernier, puis le week-end de l’Ascension passé au bord des voies en compagnie du Densha Otaku, ce dernier m’a forc… m’a demandé de faire à nouveau une série de récits. 

Il a prétexté qu’il allait bientôt manquer de matière et que surtout, il allait être bientôt fort occupé et qu’il lui serait impossible de tenir son rythme quotidien. Comme je sais que c’est vrai, j’ai accepté !

Ayant épuisé mes sujets sur le Japon (pour l’instant), je vais donc rester en France. Par la suite, je vous parlerai peut-être de mes escapades ferroviaires à l’étranger (Chine, Pérou). On verra…

Et pour commencer cette série des « sorties d’Erebos », je vais revenir sur les journées du patrimoine qui viennent d’avoir lieu.

 

Le week-end dernier circulait une rame Sprague préservée sur la ligne 12 du métro parisien. Elle était insérée dans le trafic habituel, et n’importe qui pouvait l’emprunter. La RATP organise régulièrement ce genre de manifestation pour les journées du patrimoine (l’an dernier, c’était sur la ligne 10), mais pour cette année, il y avait quelques craintes (l’autorisation de circulation commerciale aurait été retirée à la rame). Finalement la RATP a publié les horaires, 6 allers-retours quotidiens entre la Porte de Versailles et la Porte de la Chapelle. Ouf !

Pour ceux qui ne connaissent pas, le Sprague-Thomson est un matériel marquant du métro parisien. Les premières rames sont apparues en 1908, remplaçant les métros en bois. Les derniers Sprague ont circulé jusqu’en 1983, en tout cas pour ce qui est du service commercial. Certaines rames ont été transformées en trains de travaux, j’avais eu la chance d’en voir une aux ateliers de Pleyel il y a quelques années.

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Et puis il y a eu quelques rames qui ont été préservées, dont une partie est en parfait état de marche (moyennant quelques adaptations pour satisfaire aux normes modernes, mais bon passons !).  La rame que j’attends en ce samedi matin a même été classée « Monument historique ». Et elle se fait désirer. Elle était censée partir de Porte de Versailles à 10h30, je suis à la station Trinité, à théoriquement 20 minutes. Mais à 11h20, toujours rien. Heureusement, l’afficheur sur le quai m’évite d’être en alerte continue, prêt à déclencher la vidéo. Mais pour le moment, ce sont que les habituelles rames MF 67. Je remarque qu’il y a quelques personnes qui laissent passer les métros, je ne suis pas tout seul à vouloir prendre le Sprague !

Enfin à 11h25, la voilà. Vite lancer la vidéo (un récent hobby, initié par le Densha Otaku), puis tenter quelques photos, dont ce filé assez réussi.

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Je rentre dans la rame bien remplie (tu m’étonnes !) et pendant le trajet, je me lance dans une série de plans dont voici le résultat.

 

Mais mon programme de la journée est très chargé (le retard n’ayant rien arrangé) et je descends au bout de quelques stations, à Marcadet-Poissonniers. Cependant, je quitte un Sprague pour en retrouver deux autres, mais ça, je vous le raconterai dans le prochain épisode.

Attendez, ce n’est pas fini avec ce Sprague. En effet notre Shâshô national, Max, était du coté de la Porte de Versailles ce week-end. Et il est tombé sur la rame. Sauf que lui, il n’était pas au courant. Ce qui ne l’a pas empêché de faire quelques photos que voici.

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À bientôt pour le prochain épisode, “un métro à la campagne”.

Erebos